Récital du titulaire

Récital du titulaire

L’idée directrice de ce programme a été d’imaginer les musiques que pouvaient jouer pour les offices dominicaux ou en récital les titulaires d’un orgue Silbermann tout au long du 19ème siècle.

Construits au 18ème siècle dans un style caractéristique d’une période brillante mais très typée les orgues baroques français prennent tous un grand coup de vieux lorsqu’apparait la littérature romantique : les timbres puissants et agressifs des mutations, cornets, trompettes et bombardes laissent place aux flûtes, gambes et hautbois, la tessiture s’élargit vers les aigus réclamant des claviers de 56 notes, les claviers d’écho disparaissent au profit du fameux récit expressif. Les dialogues de jeux solistes sont remplacés par de grandes oppositions symphoniques. Le seul moyen de suivre et servir ce mouvement artistique était de construire de nouveaux instruments. Mais faute de moyens financiers une solution dramatique fut trop souvent apportée par la dénaturation sacrilège des anciens instruments qui peu à peu ne gardèrent du Grand siècle que leur buffet et leurs tuyaux de façade. Nous vous invitons ce soir à une 3ème option : sur un Silbermann resté en grande partie intact (c’est le cas du nôtre) pouvait-on trouver des pages qui sonnent bien, qui peuvent être servis par les timbres anciens et exécutables sur des claviers de 49 notes ? Le voyage que nous allons faire ne vous convaincra peut-être pas mais en tout cas c’est un scénario parfaitement imaginable à Wasselonne en 1880 ou 1890.

Oeuvres de Lemmens, Boëly, Schumann, Mendelssohn, Rinck, Saint-Saens, Franck et Gigout

PROCHAIN CONCERT

PROCHAIN CONCERT

 

 

 

 

Après 2 ans de silence, l’ensemble Vocal et Instrumental La Frattola reprend ses concerts en Alsace, pour le plaisir de tous.

Le samedi 26 novembre il sera accueilli par les Amis de l’Orgue Silbermann de Wasselonne

Deux œuvres de l’époque baroque seront interprétées :

La cantate „Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit“ BWV106 de Johann-Sebastian Bach (1685-1750), écrite pour des funérailles en 1707, au tout début de la carrière du Kantor. Cette cantate particulière et œuvre de génie, se joue d’un seul souffle et dispose d’une instrumentation inhabituelle :  pas de Violon, ni Alto, mais 2 violes de Gambe et 2 Flûtes à bec. Remplie de trouvailles harmoniques et stylistiques, elle nous invite à méditer sur le thème de la mort inévitable, mais à envisager avec confiance et même joie, au travers de la « nouvelle alliance ».

La Missa dolorosa en mi mineur d’Antonio Caldara (1670 – 1736) est l’une des œuvres majeures de ce compositeur dont Bach et Mozart s’inspireront à leur tour, le considérant comme un maître du contrepoint. Cette messe fut composée en 1735, à l’apogée de son art. De dimensions importantes avec un effectif incluant 2 saqueboutes et 1 basson concertant, elle est plutôt destinée à des grandes fêtes religieuses. Les différentes parties du texte sont distribuées alternativement au chœur, aux solistes (séparés ou en duos) ou encore imbriquent tous les chanteurs apportant une grande variété musicale tout au long de l’œuvre.

Deux contrepoints de l’Art de la Fugue seront joués en guise de « respiration » entre les deux œuvres vocales.

Les solistes régionaux bien connus seront : Magdalena Lukovic : soprano, Laura Phelut : alto, Clément Losser : ténor et Lucien Moissonnier : basse. L’ensemble vocal d’une vingtaine de chanteurs et l’ensemble d’instruments anciens seront placés sous la direction de Patrick Armand.

Durée : environ 1h15

Prix des places 12 € (gratuit pour les mineurs)